Coutumes et traditions péruviennes

Traditions de la côte

L’une des traditions les plus populaires et joyeuses de ce pays sont les carnavals. Cette coutume, provenant probablement d’Europe, se mêle aux expériences du monde andin et aux traditions de la côte et la forêt. Le carnaval est une fête magique durant laquelle s’unissent le naturel et le surnaturel, la religion et l’athéisme, la terre et le cosmos, et chacun de nos villages acquiert une expression et couleur différentes. Le carnaval a lieu au mois de février. Au Pérou, Cajamarca est la région où l’on célèbre le plus le carnaval.

Une autre tradition est la « marinera », une danse de couple individuelle qui est caractérisée par l’utilisation de foulards, et qui dévoile le métissage hispano-amérindien-africain. Son nom provient du dévouement péruvien d’Abelardo Gamarra Rondó, « El Tunante », qui a baptisé cette danse avec le nom de « marinera » en 1879.

Une autre tradition est la procession du Seigneur des Miracles, qui est une tradition religieuse. Il s’agit d’une image du Christ sur la croix peinte sur un mur d’adobe situé sur le grand autel du sanctuaire des Nazaréens de Lima (Pérou), et vénérée par les Péruviens et les étrangers au Pérou et dans le monde entier, car elle est considérée comme miraculeuse. Sa procession est une tradition entièrement péruvienne, considérée comme la manifestation religieuse catholique périodique la plus importante du monde. Elle a été peinte par un esclave de caste angolaise, Pedro Falcón ou Benito, selon Raúl Porras Barrenechea. On le connaît sous le nom de Cristo Moreno car, parmi les croyants, il y avait une majorité de personnes noires.

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Coutumes de la côte

L’une des coutumes est le festival de la vendange. Cette fête célèbre l’abondance du raisin et du vin dans la région d’Ica, où la persévérance du travail dans les vignes a transformé en vert les grandes étendues de terre gagnées sur le désert.

Une autre coutume est celle du Seigneur de Luren. Les festivités en l’honneur du Seigneur de Luren se caractérisent par une manifestation religieuse très populaire à Lima. À Ica comme à Lima, le mois d’octobre est le mois du dévouement et de la ferveur pour les habitants qui pratiquent la religion catholique. Chaque troisième lundi d’octobre, à partir de sept heures du soir, lorsque la chaleur du désert commence à se calmer, on commence la procession populaire du Seigneur des arènes : Luren, patron de la ville d’Ica.

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Traditions de la montagne ou des Andes

Danse des Tijeras : il s’agit d’une danse métisse originaire de la région d’Ayacucho au Pérou, dont la musique provient d’un violon et d’une harpe. Il s’agit également d’une danse indigène originaire de la région d’Ayacucho au Pérou, dont la musique provient d’un violon et d’une harpe, et qui s’est répandue ensuite dans les régions d’Huancavelica et Apurímac.

La « Festividad del Señor Cautivo de Ayabaca » (Festivité du Seigneur captif d’Ayabaca) : selon l’histoire, en 1751, le prêtre espagnol García Guerrero a voulu donner à son village une image du Seigneur ; c’est pourquoi il a décidé d’utiliser un tronc duquel avait jailli du sang après qu’un paysan lui ai donné un coup de hache. Il s’agissait d’un cèdre provenant de la colline Zahumerio de Jililí.

Cajamarca, la capitale du carnaval péruvien : durant les 3 premiers mois de l’année, et encore après Noël, elle devient la ville du carnaval, la véritable et unique ville du carnaval au Pérou qui fusionne le véritable esprit péruvien traditionnel à la gaieté, la frénésie, la beauté et la jouissance de la jeunesse comme contrepartie de la modernité.

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Coutumes de la montagne

Vierge de la Candelaria : cette festivité est célébrée, selon le calendrier liturgique, le 2 février. On se remémore ainsi la présentation de Jésus au temple de Jérusalem après sa naissance, et la purification de Marie.

Inti Raymi : la représentation centrale se déroule sur l’esplanade de l’impressionnante forteresse de Sacsayhuaman, lors d’une longue cérémonie, et constitue une reconnaissance et un remerciement rituel du dieu Soleil.

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Traditions de la forêt

Nuit de Saint Jean : il s’agit d’une festivité très ancienne qui consiste à allumer des feux de joie, et qui est liée aux célébrations durant lesquelles on fêtait l’arrivée du solstice d’été dans l’hémisphère nord, dont le rite principal consiste à allumer un feu de joie. L’objectif de ce rite était de « donner plus de force au soleil » car, à partir de ce jour, il s’affaiblissait et les jours raccourcissaient jusqu’au solstice d’hiver. Cette tradition est célébrée le 23 juin.

Apu Cashi : il s’agit d’une danse joyeuse en l’hommage du dieu chauve-souris de la communauté native Shipiba du fleuve Pisqui. On rend ainsi hommage à ce dieu pour qu’il protège la communauté, en rendant grâce à ce dieu malveillant en vue d’une bonne récolte et collecte de fruits.

Musique : cette fête est caractérisée par le « tanguiño » lent et se danse au rythme de la quenilla, du tambour, du bombo, du manguaré et des maracas.

Pistha : cette danse est un rituel qui est réalisé dans les fermes des Shipibos, Conibos de l’Alto Ucayali. Une fête sacrée où l’on présente la force et la beauté de la femme Shipiba. Célébrée et perçue comme la petite fille qui devient une femme, c’est-à-dire la femme du Kuraca qui retire le clitoris pour ne pas avoir de mauvaises odeurs et ne pas être mariée durant l’enfance.

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Coutumes de la forêt

Tunche Maligno : le « tunche maligno » est un être qui erre pendant les nuits obscures de la forêt, comme une âme en peine ; certains disent que c’est un oiseau, d’autres que c’est un sorcier ou un esprit du mal, « un diable » qui prend plaisir à terroriser les populations. Cependant, personne ne l’a vu, et tout le monde le reconnaît lorsque, en pleine obscurité, il lance un sifflement pénétrant « psst… psst… psst… » qui, par moment, se perd au loin dans les montagnes, mais recommence à siffler sur le toit d’une maison ou au bord du fleuve. Tout se passe si vite que les gens se signent ou prient car, selon la croyance, lorsqu’il siffle avec insistance autour d’un village, cela annonce de mauvais présages et, lorsqu’il siffle sur une maison, cela annonce une maladie ou la mort.

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El Yacuruna : il s’agit de l’esprit magique le plus important de la forêt basse. Il commande tous les animaux et génies de l’eau, et il est généralement invoqué par les chamans et guérisseurs, durant les sessions d’ayahuasca, pour faire le bien comme le mal.